La Grèce est un pays d’Europe du Sud et des Balkans. D'une superficie de 131 957 km2 pour un peu moins de onze millions d'habitants
La Grèce est considérée comme le berceau de la civilisation occidentale, patrie des arts (théâtre, architecture), de la politique (Athènes est le berceau de la démocratie), de la philosophie (stoïcisme, épicurisme, aristotélisme) et des sciences (mathématiques, physique, médecine). La Grèce antique a légué à l'Europe un patrimoine culturel et linguistique colossal.
C'est aujourd'hui une puissance moyenne. Son soft power s'articule autour de sa culture classique (héritage hellénique : Aristote, Sappho, Hypatie) et moderne (littérature grecque contemporaine qui a pour chantres Maria Polydouri et Nikos Kazantzakis, cinéma avec Theos Angelopoulos, Melina Mercouri et Irène Papas, cuisine riche et variée) ainsi que de son héritage architectural incommensurable (Parthénon, Temple de Poséidon, Cyclades, Sanctuaire d'Épidaure, Achilleion). Le pays est membre des Nations Unies, de l'Union Européenne, de l'OCDE et de l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique Nord).
Les Grecs n'ont pas été sous domination turque pour rien : c'est dans la cuisine que l'influence orientale se fait le plus sentir... Que d'huile ! La plupart des tavernes ne servent pas de dessert, sauf, dans le meilleur des cas, du karpouzi (pastèque), du peponi (melon), du yaourti mé méli (yaourt au miel), du halva ou toute autre pâtisserie, qui sont alors offerts à la fin du repas (pas de carte des desserts).
Salade grecque (khoriatiki) : tomates, concombre, poivron vert, oignon, olives et féta, avec plus ou moins d'huile d'olive. L’entrée presque incontournable, bon marché et dans laquelle on pioche à plusieurs.Pour un petit moment de plaisir et de fraîcheur, voici notre recette de la salade grecque !
- Mélitzanosalata : salade d'aubergines (un léger goût de brûlé indique qu'elle n'est pas industrielle).
- Tzatziki : yaourt, concombre et ail pilé avec de l’huile d’olive et de l'aneth. Découvrez notre recette rapide et facile pour réaliser un savoureux tzatziki !
- Feta : la feta ne se mange pas qu'en salade, mais peut aussi se déguster frite, avec des graines de sésame et servie avec du miel.
- Poulpe (khtapodhi en grec, octopus en anglais) : se mange sous diverses formes, par exemple en amuse-gueule (mezedes) au début du repas, comme les moules (mydhia).
- Calamars (kalamaria) : frits (le plus souvent) ou grillés, les portions en sont généralement plus copieuses que celles du poulpe et moins chères. Les calamars frais (freska) sont désormais assez rares.
- Moussaka : viande hachée disposée en couche avec des aubergines, le tout recouvert d'une béchamel. Cuit au four. Certaines recettes incluent des pommes de terre, mais ce n’est pas nécessaire. Pour avoir la sensation de voyager en Grèce, découvrez notre recette de la moussaka.
- Pastitsio : on remplace les aubergines par des macaronis. Assez bourratif.
- Mélitzanès papoutsakia : aubergines farcies à la viande et gratinées.
- Kolokithia tiganita : courgettes coupées en petites tranches et frites.
- Domatés ou pipériés (yémista) : tomate et/ou poivron farcis au riz.
- Dolmadès : feuilles de vigne farcies. Elles ne sont fraîches qu'en saison (début de l'été) ; sinon, on en trouve facilement en conserve, c'est alors une entrée froide.
- Chorta (prononcer « horta », presque « rhorta ») et vlita : herbes cuites de la montagne.
Il peut être utile de connaître les termes indiquant comment la viande est préparée : vrasto (bouilli), psito (rôti), sti skara (sur le grill), sti souvla (à la broche), sta karvouna (barbecue au charbon de bois), tiganito (frit).
- Souvlaki : sa réputation n'est plus à faire : le plus souvent sous la forme d'une grande brochette de porc ou de bœuf.
- Brizola : côte de porc ou de bœuf.
- Païdakia : côtelette d'agneau.
- Bifteki : c'est bien de la viande, mais pas du bifteck. Haché et assaisonné, ça ressemble plutôt au hamburger, en meilleur, car le plus souvent parfumé avec des herbes.
- Keftédès : parfumées à la menthe et à l'origan, elles sont aussi à base de viande hachée mais sous forme de boulettes. Le mode de cuisson est différent : les keftédès cuisent au four ou dans une casserole, le biftéki est un plat tis oras (à la minute) qui est préparé sur le gril.
- Kokoretsi : du foie et parfois des abats cuits à la broche, spécialité de la Grèce continentale.
- Spetsofaï : saucisses de pays (épicées) en morceaux et aux poivrons. Plat régional, spécialité du Pélion.
- Stifado : émincé de viande (lapin ou bœuf) aux oignons. Le terme est aussi utilisé pour des ragoûts de poisson ou de fruits de mer.
- Sofrito : viande de boeuf ou de veau préparée dans une sauce à l’ail. Spécialité de Corfou.
- Bekri Mezze : le mezze du buveur ! Des morceaux de viande de porc dans une sauce au vin.
Le poisson, à l'exception du gavros, des gopès et autres atherina, tous mangés en friture, n'est pas du tout bon marché. Ou alors, il faut l'acheter sur le port au petit matin et le cuisiner soi-même. Au restaurant, le plus souvent, on vous le propose au poids.
- Glossa : sole.
- Barbounia (red mullet) : rouget ou mulet barbu.
- Tsipourès (mullet/giltheads) : sorte de daurade.
- Xifias (sword fish) : espadon, excellent en steak ou en brochettes.
- Lavraki (bass) : bar.
- Garidès (shrimp) : crevettes.
- Kolios : maquereau.
- Sardella : sardine.
- Lithrinia (mullet) : pageot.
Malheureusement, le « vrai » poisson se fait rare : des poissons d’élevage, notamment les daurades grises (tsipourès), risquent de vous être proposés – et ce n’est qu’au goût que vous vous en rendrez compte ! Quant aux crevettes, calamars et poulpes, il doit être spécifié sur le menu s’ils sont congelés ou frais.
- Briam : une sorte de ratatouille (pommes de terre, courgettes, poivrons et tomates).
- Imam baïldi : un plat d’origine turque, comme tant d’autres (aubergine farcie d’oignons, de tomates et d’herbes).
- Yémista (orphana) : lorsque la tomate et le poivron sont farcis mais sans viande (avec du riz), on les appelle avec humour orphana (les orphelins).
Les pâtisseries qu'on appelle « orientales » par chez nous sont omniprésentes en Grèce, héritage turc oblige (baklava, kadaifi...). Pour le reste, vous croiserez surtout rizogalo (riz au lait saupoudré de cannelle), halva (crème de sésame), galaktobouréko (feuilleté fourré d'une sorte de semoule), revani (ou ravani ; un gâteau de semoule bien spongieux), et bougatsa, que l'on coupe en petits morceaux saupoudrés de cannelle. Pas mauvais non plus, l'amigdaloto (pâte d'amandes et de sucre), spécialité de plusieurs îles.
Même si les Français font souvent les dégoûtés à leur première gorgée de résiné (retsina), n'oubliez pas que cela a longtemps été le vin de table le plus typiquement grec et le moins cher.
On trouve beaucoup de vins non résinés. La Grèce est un « jeune » pays en matière vinicole, mais des progrès constants ont été accomplis ces dernières années, qui ont permis d'obtenir des vins degrande qualité (vins du Péloponnèse, comme ceux de Némée, en Argolide, ou ceux d’Élide, ou les vins macédoniens de Naoussa). Les rouges, notamment, arborent des robes belles et profondes et se révèlent pour certains très riches sans être surpuissants. Beaucoup de restaurants disposent d’ailleurs de cartes intéressantes, reflétant l’offre grandissante de la Grèce.
On trouve aussi des vins doux très renommés, comme le samos ou le mavrodaphni. Selon les régions, des vins locaux typiques : le robola à Céphalonie ; des vins secs et doux (assyrtiko, nykteri et vinsanto) produits sur des terres volcaniques de Santorin ; un vin de Lesbos, le méthymnéos, également produit sur des terres volcaniques ; le zitsa, blanc sec et pétillant d'Épire.
ATTENTION, le vin (même le blanc) est souvent servi à température ambiante !
L'ouzo est le pastis local, pour aller vite. On l'obtient à partir de marc aromatisé à l'anis. On le sert au verre ou en petite bouteille (karafaki), accompagné de mezedes. Ne pas confondre avec le tsipouro, qui s'apparente au raki crétois ou la la grappa italienne, c'est-à-dire une eau-de-vie de raisin non anisée. Le meilleur ouzo viendrait de Plomari, à Lesbos. À Corfou, vous goûterez au koum-kouat, liqueur de petites oranges amères.
- Café = café turc (avec le marc). Si vous désirez du café bien de chez nous, le mot utilisé là-bas est nescafé. Mais ça n'est absolument pas comparable au café turc. Évitez d'ailleurs de dire café « turc », vous risqueriez d'être mal vu. On demande un café « grec » (éna helliniko, parakalo !) ; ou, si vous préférez un café filtre, éna kafé filtrou ou éna kafé galliko.
Goûtez aussi au café glacé, bien rafraîchissant, que l’on appelle frappé. C’est excellent. Comme le café grec, on le commande très sucré (glyko), moyennement sucré (métrio), sec (skéto) ou avec du lait (mé gala).
Le freddoccino ou le frapuccino, ces dernières années, concurrencent fortement le frappé. Le café devrait toujours être servi avec un verre d’eau (pratique qui tend malheureusement à disparaître ou qui, parfois, est facturée à part).
- ATTENTION, lorsque vous commandez un jus d'orange, précisez un chimo portokaliou (oranges pressées) ; sinon, on vous apportera une boisson gazeuse à l'orange (portokalada). Si vous avez des doutes, précisez encore que vous le voulez fresko.
Dominée par les maisons blanches de Chora qui entourent le monastère de Saint-Jean-le-Théologue, l'île de Patmos est classée Monument historique depuis 1946 et le Parlement grec l'a proclamée "île sacrée" en 1981
Spetsès est surnommée l'île aux Jasmins et embaume tout particulièrement le soir
Véritable merveille géologique, une grande variété de paysages volcaniques, des falaises aux couleurs somptueuses baignant dans des eaux limpides
Lieu sacré érigé en sanctuaire, où serait né Apollon ; conservatoire du passé, figé dans l’état où elle était dans l’Antiquité, avec les ruines de villas hellénistiques et de temples ; panorama sur les îles voisines
Une île au riche passé mythologique et historique, paradis des randonnées entre vignobles, oliviers, vergers, potagers et chapelles byzantines
Une vieille ville médiévale magnifiquement préservée derrière de puissants remparts, une plongée dans l'histoire des Croisades
L’un des sites archéologiques les plus visités de Grèce, un site naturel exceptionnel, avec le sanctuaire d’Apollon
D’imposants pitons rocheux, curiosité géologique de toute beauté, et l’un des plus grands complexes monastiques de Grèce
Édifice religieux, monument d’une grande richesse sculpturale, qui contenait une statue chryséléphantine d'Athéna
Ruines d'une cité médiévale habillées par la végétation, un spectacle enchanteur rappelant la grandeur de l'Empire byzantin
Un site archéologique exceptionnel, centre religieux qui monopolisa la communion religieuse et politique de la Grèce antique
Un site grandiose, l'un des plus visités de Grèce, avec un théâtre considéré comme le plus parfait de l'Antiquité, dans un paysage superbe